Mais on reconnaitra : Audrey Kawasaki et Brandi Milne...
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“UNE VIE DE SOURIS” par Sarah Duvivier
Tome I : Le pays de mes rêves.
"Je ne suis pas une jolie petite fille. Je dois mettre de grosse lunettes quand je lis et les autres enfants se moquent toujours de moi!
Je n'ai personne avec qui jouer pendant la récréation, mais je m'en fiche!
J'ai mes livres!
C'est aussi un peu à cause d'eux que les autres enfants se moquent, ils m'appellent 'la souris de bibliothèque!' parce que même quand il fait beau; je m'installe sus un banc dans un petit coin
de la cour et je lis, et quand il fait mauvais je vais à la bibliothèque de l'école; là je me sens bien. On ne se moque pas de moi. On ne m'ennuie pas... Je lis, je lis... et puis je rêve, et
puis j'écris ce que je rêve. C'est ça.
Et quand je fais ça; je me fiche qu'on se moque de moi, je vis une autre vie, je vis un rêve, j'invente mon histoire."
Je rêve.
Chaque soir, le même rêve. Je ferme les yeux couchée dans la boîte d’allumette qui me sert de lit, et quand je les ouvrent, je suis ailleurs. Dans le pays de mes rêves.
Moi, Sarah, je suis une souris et chaque nuit je pars pour le pays de mes rêves.
J’y ai rencontré Alice un soir, celle du pays des merveilles. Elle aussi s’était endormie.
J’y ai croisé Pinocchio aussi et Toto l’ornithorynque*. J’ai rencontré toutes sortes de gens fabuleux. Sur ce chemin j’ai croisé Wendy, Peter et Clochette qui retournaient au pays imaginaire,
chez les enfants perdus. J’ai visité tout ces pays, mais aucun d’eux n’avaient la splendeur du pays de mes rêves…
Je pourrais écrire un livre tout entier sur ce pays. Vous décrire ses champs de pensées qui s’envolent, transformées en libellules si tôt qu’on les touche. Ses forêt d’arbres Lilymiel, les plus grands et les plus bleu de tout les arbres jamais vu aux fleurs remplies de miel au goût de fruit.
Et puis il y a son village dans un arbre : Ataraxie, c’est son nom. Il est habité par de petites gens, petits bonhommes qui ressemblent à des insectes, certains avec des ailes, ou des antennes, avec six bras, etc.… Mais ceux que je trouve le plus comique, c’est le peuple des papillons facteurs.
Ils sont si drôle : tout rouge (comme les camionnettes de la poste) et munis d’une petite mallette qui ne leurs sert à rien parce que dans le pays de mes rêves presque personne ne sait lire. Les messages, c’est dans leurs têtes qu’ils les transportent.
La première fois que je suis venue à Ataraxie, j’ai d’abord cherché la bibliothèque. Mais je ne l’ai pas trouvée, j’ai demandé à une Dame coccinelle (à peine plus petite que moi) qui m’a répondu qu’il n’y avait que très peu de livres chez eux et donc pas de bibliothèque dans le village. Je lui ai répondu que j’avais pourtant vu une école, alors qu’apprenait-on dans cette école si personne ne savait lire?
- “On apprend à raconter, pardi!!”
À raconter? Mais qu’y raconte-t-on? lui ai-je demandé mais elle était déjà partie plus loin.
(...)
* “Toto l’ornithorynque” publié chez Delcourt jeunesse.
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